Légendes de la route [Relecture: Mad Max Fury Road]

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Il est très fortement conseillé d’avoir vu le film avant d’attaquer la lecture de cet article.

Dès la sortie de la première séance, nous avions abordé en ces pages la grandeur du dernier long-métrage de George Miller. Mais cela s’avère être bien trop peu pour vraiment rendre justice à une œuvre aussi massive. Quelques mois après le choc, et après de nombreux re-visionnages du film, il est donc temps de reparcourir la Fury Road afin d’en extraire toutes les richesses. Malgré les réactions majoritairement enthousiastes du public, certaines voix ont tout de même pointées du doigt une simplicité scénaristique. Selon certains, ce Mad Max ne serait qu’une course poursuite de 2 heures voir un simple aller-retour. Et si les mêmes ont salués une impressionnante maîtrise scénique de l’action, il serait dommage de se contenter d’une perception si limitée du film. Ce n’est pas dû au hasard si cet épisode est non seulement le meilleur film de la saga, mais aussi le point culminant de toute la filmographie de George Miller.

ABSTRACTION ET RECONSTRUCTION

«My world is fire and blood.»

«My world is fire and blood.»

Dès les premières secondes, le monologue de Max plonge le spectateur dans un monde dont l’expression est esquissé à son plus simple trait. «So I exist in this wasteland.» Le contexte post-apocalyptique est ici bien plus qu’un tableau de l’humanité survivant à une catastrophe nucléaire. Bien plus que l’idée de voir les restes d’une civilisation dévastée. Il est le matériau de choix pour reconstruire un univers sur une base vierge. Le Wasteland, la Citadelle, Gas Town que l’on ne discernera qu’au loin, tous ces lieux ne se résument qu’à une unique fonction, une abstraction totale du monde. Cette approche conceptuelle du décor absorbe pleinement le spectateur, et ce de la fastueuse tour d’Immortan Joe jusqu’au minimalisme du désert. Avec le ciel et le sable comme seuls repères, au contraste affirmé par une colorimétrie teal & orange stylisée à l’extrême jusque dans les séquences de nuit américaine teintées de bleu, Fury Road touche à une forme primordiale du panorama faite uniquement de plaines désertiques, de dunes, ou de roches.

Cette volonté d’amener la scénographie vers des notions quasi instinctives, ne s’est pas concrétisée en un seul film. Au fil des épisodes, la saga Mad Max tendait déjà vers cette épure absolue, où les vestiges de civilisations se faisaient de plus en plus épars. Le reste de la filmographie de Miller convoitait également cet ultime objectif. Il n’y a qu’à se remémorer les deux Happy Feet où l’humanité était d’abord absente puis mentionnée comme une entité spirituelle (des aliens), et où les étendues immaculées de la banquise étaient le théâtre des aventures du jeune manchot. Eaux profondes, vagues et glaciers, reflets directs du désert, du sable, et des tempêtes qui dessinent la Fury Road.

«George is back! And he never left.» statut Facebook illustré de Rafik Djoumi

«George is back! And he never left.» statut Facebook illustré de Rafik Djoumi

autre comparaison imagée par Fritz_the_Cat, un membre de la communauté SensCritique.

autre comparaison imagée par Fritz_the_Cat, un membre de la communauté SensCritique.

Cette abstraction de l’univers est l’un des principaux aspects qui permet au film d’atteindre une certaine forme d’universalité, sur laquelle nous nous attarderons un peu plus tard. De ce parti pris, George Miller fait ressortir de manière exacerbée le rapport de l’homme au monde. Ce dernier peut rapidement devenir insignifiant face aux forces de la nature (la fameuse tempête de sable), mais dans cette étendue désertique il se retrouve aussi confronté directement à ses propres tourments. Au delà du sable, le vrai décor de Mad Max Fury Road est le mouvement. Celui des véhicules, celui des personnages et de leurs émotions, celui qui ramène à une certaine pureté allégorique du Cinéma.

Le convoi réduit à l'état microscopique.

Le convoi réduit à l’état microscopique.

RECADRER LES ENJEUX

L’action, célébrée aussi bien par le public que par la critique pour sa lisibilité et sa générosité n’est bien sûr que l’une des résultantes de cette démarche de Cinéma. Ce n’est que qu’une partie d’un engrenage dont la rigueur technique laisse pantois. Le soin apporté au cadrage, qui permet à l’œil ne jamais se perdre et de toujours se focaliser sur les éléments importants de l’image, est sans commune mesure. Une clarté qui offre un montage estomaquant à la limpidité sans faille.

Illustration de l’exigence du cadre et du montage: le mano a mano entre Max et Furiosa.

L’autre atout de Miller pour présenter au spectateur son monde et ses instruments, repose dans sa minutie à introduire le moindre élément d’importance de la manière la plus claire possible. Un seul plan suffit à chaque fois pour faire comprendre à l’audience le fonctionnement de l’univers de ce Mad Max. Le film n’a pas besoin de paraphraser avec des dialogues d’exposition, il fait assez confiance à son public pour qu’il puisse accepter toutes les ramifications et trouvailles de ce monde mécanique. Ainsi, dés sa première apparition, Le War Rig est identifié comme une véritable locomotive du désert plutôt que comme un simple semi-remorque. La Citadelle, elle, est une ruche aux multiples ressources dont les War Boys sont les ouvriers. Avec ces clés en mains, le background du film est aussi riche que limpide pour le spectateur.

Les volants, présentes aussi bien comme clés de contacts que comme apparats définissant le statut d'un conducteur.

Les volants, présentés aussi bien comme clés de contacts que comme apparats définissant le statut d’un conducteur.

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ESPOIRS ET RÉDEMPTION

Cette méthode de pur storytelling visuel sert évidement bien plus que le besoin de rendre l’action ou l’univers du film compréhensible et tangible. Elle est aussi le moyen de transcender le parcours émotionnel des personnages. Une fois de plus, il n’en faut pas beaucoup pour parfaitement comprendre le passif ou les motivations de ces derniers. En seulement deux plans, George Miller permet de cerner la situation de Furiosa dés le début du film. Dans un premier plan, Max est prêt à être marqué au fer, juste aprés avoir été tatoué lors de sa capture. Peu après, la première apparition à l’écran de l’Imperator montre un autre plan où cette même marque est imprimée sur la nuque de Furiosa. Par cet écho de l’image, l’assimilation de sa position au sein de la caste d’Immortan Joe en devient instantanée.

Furiosa, décrite par l'image comme un bien d'Immortan Joe

Furiosa, décrite par l’image comme un bien d’Immortan Joe.

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Furiosa qui cherche la rédemption, et celle qui voit dans le green place une terre de salut. Mais tout au long du périple, plusieurs fois le doute s’empare d’elle. C’est bien encore une fois le cadre qui dicte ce qui traverse l’esprit de la guerrière, lorsque par exemple The Splendid Angharad périt, un plan dévoile bien plus que le regard perdu de Furiosa. La convention veut que symboliquement, la droite représente la fuite en avant, ou le futur, alors que la gauche est le retour en arrière, le passé dont l’on doit se défaire. Alors que Furiosa et les épouses cherchent à fuir la Citadelle pour se défaire de l’emprise d’Immortan Joe et tenter de faire une croix sur leur passé, dans le plan ci-dessous, la fuite en avant montre les premiers signes d’une remise en question. À droite l’image montre une situation de grande peine, alors qu’à gauche Toast the Knowing affirme d’un ton déterminé qu’il faut continuer la route vers le green place. En plaçant Furiosa entre ces deux états d’âmes, la prédiction du bien fondé de sa quête n’est plus d’aussi bonne augure. Elle et les épouses de Joe vont-elles dans la bonne direction?

Les épouses en pleurs à droite. Toast the Knowing à gauche: «Whatever happens,we're going to the green place.»

Les épouses en pleurs à droite. Toast the Knowing à gauche: «Whatever happens,we’re going to the green place.»

Toujours aller en avant, vers le green place.

Toujours aller en avant, vers le green place.

Lors de la traversée du marais, d’autres indices de ce genre parsèmeront le trajet pour préparer à la révélation du clan Vuvalini. «The creepy place, with all the crows.» Observez bien ci-dessous l’extrait du moment le plus bouleversant du film, et faites attention au mouvement du cadre.

Furiosa exprime au clan sa hâte de montrer aux épouses leur «maisons». Le cadre recule, une des femmes lui répond sur sa droite qu’elle a déjà dépassé son but. The Dag à gauche réalise que le marais est le green place. Le cadre se concentre à nouveau sur Furiosa. Alors qu’elle hoche la tête de gauche à droite déboussolée, The Valkyrie derrière elle, d’abord placée à droite, se glisse sur la gauche. La quête du green place était vaine. Ce plan de pas moins de 35 secondes réussit non seulement à faire ressentir la détresse de Furiosa à cet instant, mais place en filigrane le retournement du film qui va suivre. L’idée du retour germe discrètement. Après cette révélation, mais avant ce dit retour, le film offre l’un de ses plus beaux plans.

Les espoirs brisés de Furiosa.

Les espoirs brisés de Furiosa.

«If you can’t fix what’s broken, you’ll go insane». C’est ce que Max dit à Furiosa avant qu’elle ne choisisse de continuer sa fuite en avant vers le néant du désert de sel. Il la laissera partir, puis il décidera finalement de la rejoindre afin de la convaincre de retourner à la citadelle, et d’en reprendre le contrôle. Par le même jeu de cadre, le choix de Furiosa est poussé au retour pour enfin trouver le salut qu’elle recherche.

«At least that way, you know, we might be able to... Together... Come across some kind of redemption.»

«At least that way, you know, we might be able to… Together… Come across some kind of redemption.»

Furiosa n’est bien entendu pas la seule à bénéficier d’une évolution aussi riche, guidée par la force de l’image. Nux le War Boy soumis au pouvoir d’Immortan Joe et aveuglé par la doctrine de son faux prophète, lui aussi retrouvera son humanité en ne servant plus un culte qui l’avait réduit à une chose. Cette secte se place comme symbole de cette humanité perdue dans un travesti de civilisation.

CONSUMÉRISME ET RELIGION

«Tout ce qui précède est en réalité, fort éloigné des vues contemporaines; car l’idéal démocratique de l’individu libre, l’invention de la machine et le développement de la méthode scientifique de recherche ont à ce point transformé la vie humaine que le monde des symboles éternels, hérités de la nuit des temps, s’est évanoui.»

Voilà ce qu’énonce Joseph Campbell dans l’épilogue de son livre, Le héros aux mille et un visages. Une manière forte pour illustrer que les besoins du symbole et du récit mythologique ont perdu leur place dans une société moderne faite de rationalisation et d’individualisme. Mais cela pourrait aussi très bien être la conséquence de la place, toujours plus importante, que prend le consumérisme au sein de notre monde. Les grandes marques et multinationales d’aujourd’hui sont devenues les maîtres de nos ressources, et par conséquent de notre quotidien. Ce sont les guerres du pétrole, puis de l’eau qui ont mené le monde de Mad Max à sa fin. «Then who killed the world?» Serait-ce l’humanité, dépendante de son besoin de toujours plus consommer, qui aurait rendu le sol aride? S’il n’y a pas de réponses explicites lors du film, certains éléments laissent à penser que chacun y va de sa propre responsabilité, dont peut-être même les Vuvalini.

La vieille femme qui détient le sac de graines, avant de les montrer à The Dag, se vante d’avoir tué tous ceux qui s’étaient présentés sur son chemin. Plus tôt, lors du décompte des munitions, les balles sont mentionnées comme des antiseed: «Plant one and watch something die.» Alors qu’elle regrette de ne pouvoir faire pousser la moindre graine dans le sol aride, elle serait pourtant une experte pour répandre les antiseed.

«Headshots, all of 'em. Snap. Right in the medulla.»

«Headshots, all of ’em. Snap. Right in the medulla.»

Ici, alors qu'elle est mortellement blessée, elle plante littéralement des antiseed dans le crâne d'un attaquant.

Ici, alors qu’elle est mortellement blessée, elle plante littéralement des antiseed dans le crâne d’un attaquant.

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Les Vuvalini ont dû fuir le green place à cause de l’eau empoisonnée, où plus rien ne pouvait pousser. Il serait envisageable d’imaginer qu’elles en aient épuisées les réserves, et que depuis elles répandent la mort plutôt que la vie, vagabondant dans le Wasteland. Quand elles suivent Furiosa et les épouses pour retourner à la citadelle, elles aussi auraient donc droit à la rédemption. «We can start again.»

Les graines sont transmises à The Dag. L'espoir de restaurer un green place.

Les graines sont transmises à The Dag. L’espoir de restaurer un green place.

Reconstruire sur de nouvelles bases pour supplanter la société patriarcale d’Immortan Joe instaurée sur les vestiges de la civilisation moderne. Un culte qui utilise des termes issus directement de vocabulaire consumériste, ou qui ont une résonance avec notre monde actuel. Fucacima kamakrazee, Aqua cola, Mcfeasting… Déformés, vidés de sens, et dilués dans des croyances religieuses (le Valhalla), ces Word Burgers (terme mentionné par George Miller pour décrire le contexte du film) sont autant la matérialisation de la perte de symbole que l’on mentionnait plus haut, que le reflet de la totale objectification que subit le peuple sous l’emprise de Joe. Que ce soit pour Nux, Furiosa, ou les épouses, toute la quête de Fury Road est de se séparer de ce statut d’objet pour retrouver son humanité. Et c’est là que le rôle du héros, de Max, intervient.

CHRONIQUES MYTHOLOGIQUES

Nous avons déjà cité Joseph Campbell, et cela est bien sûr loin d’être innocent. L’écrin allégorique du film ne demandait qu’à accueillir la thèse du monomythe pour pleinement atteindre l’universalité de son propos. La quête du héros trouve en Fury Road un autre disciple où les phases de l’aventure sont autant de renvois à celles du récit mythologique, autant d’étapes nourries par les titanesques fresques du cinéaste. Le toile est donc bien plantée, et il ne reste plus qu’à voir si Max accède bel et bien au statut de légende que ce type de récit lui permettrait d’atteindre.

Le passage du seuil: l'entrée vers le monde inconnu.

Le passage du seuil: l’entrée vers le monde inconnu.

Le voyage du retour, la fuite finale.

Le voyage du retour, la fuite finale.

L’initiation du héros mythologique est plus que les simples victoires d’un individu sur les obstacles qui se dressent devant lui. Elle lui accorde la possibilité de profondément transformer le monde, de le transcender. Le héros lui transmet, pour le bien de son peuple, le savoir ou le don acquis lors de sa quête. Le premier symbole direct qui rattache Max à cette notion est son propre sang.

O négatif: Le donneur universel.

O négatif: Le donneur universel.

Après sa capture, Max est tatoué comme du bétail et réduit à l’état de blood bag (la notion d’objectification de l’individu par le culte d’Immortan Joe se réaffirme). Nous mentionnons plus haut la capacité de George Miller a présenter les facettes les plus importantes de son récit par la seule force de l’image. Ce passage met donc un point d’honneur à souligner son groupe sanguin. Non seulement cela fait sens dans l’univers de Fury Road vu que les War Boys, les half-life, ne peuvent survivre sans ce «carburant». Mais cela permet surtout de lier Max à Nux de manière charnelle. Unis par le tube, le Road Warrior lui transfuse son sang. Par cette transmission, Nux finira par retrouver, petit à petit, son humanité.

La soif de Max et Nux, étanchée par un lien symbiotique.

La soif de Max et Nux, étanchée par un lien symbiotique.

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Le sang de Max jouera à nouveau un rôle crucial lors du retour à la citadelle. Alors qu’il refusait tout d’abord de donner son nom à Furiosa («Does it matter?»), il finira par le divulguer pendant qu’il lui fait don de son sang pour la sauver de la mort. Le sang prend alors la forme de l’élixir décrit dans les pages de Campbell, pour donner à Furiosa la force de reprendre la citadelle. Grâce à ce geste altruiste, elle peut retourner chez elle et changer le monde pour de meilleurs jours. Furiosa devient donc le principal témoin des actes de Max.

«Max. My name is Max. That’s my name.»

Depuis le deuxième film, George Miller envisage la saga comme des chroniques contées par différents points de vue. Celui de ceux pour qui le destin a croisé la route du Road Warrior. Le Feral Kid du second opus, la tribu d’enfants de Thunderdome, tous des témoins qui ont hissé Max au rang de légende. La saga porte alors plus les atouts de l’anthologie que celle d’une continuité plus classique. Fury Road rentre bien sûr dans le même registre, pas seulement car le rôle tire a changé de visage ou que 30 ans le séparent des précédent opus, mais bien parce que le film de Miller est plus que jamais la chronique d’une figure élevée au statut de mythe.

Furiosa, témoin de Max parti effectuer un acte héroïque hors champ, accentuant son impact.

Furiosa, témoin de Max parti effectuer un acte héroïque hors champ, accentuant son impact.

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La notion même de témoignage est ouvertement scandée par les War Boys. «Witness!». Sous l’emprise d’Immortan Joe, un half-life est promit au Valhalla si son sacrifice honore le V8. Une recherche de reconnaissance vaine qui pourchasse une gloire factice, et la plupart du temps raillée par ses pairs («Mediocre!»). Sous l’influence de Max, Furiosa et des épouses, Nux finira par comprendre le vrai sens du témoignage. Il ne s’agit plus de pourchasser un but superficiel et égocentrique, mais de s’offrir à son prochain et à une cause juste. Un dévouement qui atteindra une reconnaissance éternelle.

«Witness me.»: Non plus pour satisfaire un faux prophète, mais pour une noble cause.

«Witness me.»: Non plus pour satisfaire un faux prophète, mais pour une noble cause.

Arrivé à la dernière scène du film, le groupe revient triomphant à la citadelle. Immortan Joe est mort, Furiosa est prête à prendre la relève pour un avenir meilleur. Dans un dernier échange de regard, elle voit Max se retirer dans le Wasteland. Alors qu’elle s’élève, lui s’efface dans la masse pour ensuite disparaître. Dans un dernier plan en contre plongée, l’ascension continue jusqu’à que la plate-forme amène vers un fondu au noir. Le héros a joué son rôle.

Le retour triomphant du héros.

Le retour triomphant du héros.

Furiosa, témoin de la légende du Road Warrio

Furiosa, témoin de la légende du Road Warrior.

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Comme le déclarait le Feral Kid à la fin de Mad Max 2: «And the Road Warrior? That was the last we ever saw of him. He lives now only in my memories.». Le monde laissé par Max peut enfin se reconstruire, et le mythe du héro perdurer. George Miller conclue sur cette note magistrale, point d’orgue plaçant définitivement son film au panthéon du Cinéma de genre. Mad Max Fury Road, au-delà de la fureur et du métal, est une sublime fable humaniste. Totale abstraction du monde et de la place de l’homme en son sein, Miller conte là un récit à la portée universelle. Fury Road, comme tout grands écrits mythologiques qui ont précédés, est une invitation à renouer avec le caractère hyperbolique de la quête du héros. Retrouver le meilleur de nous-mêmes sous l’enveloppe d’un shoot d’adrénaline cinématographique.

«Where must we go…
we who wander this Wasteland in search of our better selves?»
The First History Man

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